Formations complémentaires à l’extérieur du Québec

Le MSSS ne finance pas les formations complémentaires à l’extérieur du Québec. Les candidats à ce type de fellowship doivent obtenir du financement par leurs propres moyens (établissement où ils seront en formation, service hospitalier dans lequel ils comptent revenir en pratique, fondations, etc.). Toutefois, pour vous assurer d’avoir un poste au retour, vous devez obtenir un avis de conformité confirmant votre intégration dans un établissement au Québec avant votre départ.

Notez également que l’Association canadienne de protection médicale (ACPM) ne couvre pas les actes médicaux effectués à l’extérieur du Canada. Il faut voir avec l’établissement d’accueil les détails à cet effet.

Les sources de financement pour la réalisation d’une formation complémentaire à l’extérieur du Québec sont les suivantes (liste non exhaustive) :

  • Bourses de formation ou de recherche
  • Subventions du service au sein duquel vous reviendrez après votre fellowship
  • Prêts bancaires:
         -Associations de médecins spécialistes au Québec et au Canada
         -Association médicale canadienne
         -Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (CRMCC)
         -Compagnies de produits et d’équipements médicaux
         -Fondations des associations de médecins spécialistes
         -Fondations médicales privées (surtout en lien avec la recherche)
         -Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ)
         -Institut canadien de recherche en santé (IRSC-CIHR)
         -Universités

Fellowship ailleurs au Canada

Ceux qui comptent effectuer une formation complémentaire dans une autre province canadienne bénéficient de certains avantages. Dans certains cas, leur formation complémentaire sera reconnue par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. De plus, la plupart de ces formations sont rémunérées, soit par des bourses non imposables provenant de l’établissement ou des fonds octroyés par le directeur du fellowship. Il est aussi beaucoup plus facile d’obtenir un permis d’exercice, compte tenu de la reconnaissance du certificat de spécialiste et de pratiquer dans d’autres établissements avec un permis régulier dans la première spécialité, ce qui offre une source additionnelle de financement. La couverture d’assurance maladie est beaucoup plus simple à confirmer et le système scolaire est facilement accessible pour les enfants.

Fellowship aux États-Unis

Pour effectuer un fellowship aux États-Unis, vous devez vous informer auprès du Collège des médecins de l’État concerné des exigences requises des médecins provenant de l’extérieur des États-Unis. Si vous devez poser des actes médicaux, vous devrez vous assurer d’avoir le permis qui convient à cette pratique ainsi que d’obtenir la couverture d’assurance responsabilité professionnelle qui vous permettra de pratiquer sans souci.

USMLE (United States Medical Licensing Examination)

L’examen de base qui permet d’obtenir un permis de pratique de la médecine aux États-Unis (USMLE), peut être exigé des médecins qui font une formation complémentaire dans ce pays. Toutefois, cette exigence n’est pas obligatoire dans tous les états. Pour plus d’information sur les exigences entourant l’examen, consultez le site du USMLE au http://www.usmle.org/.

Pour connaître les exigences liées à la pratique dans l’état américain où vous ferez votre formation complémentaire, vous pouvez communiquer avec le Collège des médecins de l’État concerné ou vous procurer le livre publié par l’AMA, State Medical Licensure Requirements and Statistics à l’adresse suivante :http://www.ama-assn.org/ama sous AMA Store.

Fellowship en France

Les démarches pour réaliser un fellowship en France comprennent des étapes spécifiques à ce pays. En effet, depuis l’adoption de l’Arrangement de reconnaissance mutuelle (ARM) qui permet aux médecins formés en France de venir au Québec, et à ceux du Québec d’obtenir un permis de pratique en France, les modalités d’obtention d’un permis pour les médecins québécois effectuant une formation complémentaire en France ont changé. Une clause dérogatoire spécifique aux « étudiants » québécois a été adoptée et permet aux candidats d’obtenir un permis leur permettant de poser des actes médicaux diagnostiques et thérapeutiques et d’obtenir une couverture d’assurance responsabilité professionnelle. La période de ce fellowship est d’un an. Les médecins intéressés doivent faire parvenir leur dossier au Conseil de l’Ordre des médecins de France, à la section Formation et Compétence médicale. Il est important, en présentant le dossier, de faire valoir la clause dérogatoire et de joindre des lettres d’acceptation des universités d’accueil et de départ. Pour plus d’information, consultez le site de l’Ordre national des médecins de France, sous la rubrique Formation et compétence médicale à http://www.conseil-national.medecin.fr/l-exercice-en-france-1232

Fellowship dans d’autres pays

De la même façon que pour les États-Unis, nous vous suggérons de faire vos démarches assez longtemps à l’avance si vous souhaitez faire un fellowship à l’étranger. Chaque milieu possède des règles différentes. Idéalement, nous vous suggérons de vous rendre sur place pour rencontrer le directeur du fellowship et l’équipe avec laquelle vous serez appelé à travailler dans le cadre de votre formation complémentaire.

Couverture d’assurance maladie

Informez-vous auprès de la RAMQ pour vous assurer que vous serez couvert pendant votre séjour à l’étranger. Même si la couverture de la RAMQ est insuffisante, elle est nécessaire. Pour couvrir les frais additionnels, vous pourrez souscrire à un programme d’assurance maladie sur place, auprès du service ou de l’établissement où vous poursuivrez votre formation. Ils peuvent habituellement vous intégrer aux programmes d’assurance en vigueur pour les médecins résidents ou les patrons en place, selon le cas.

Visa de travail

Vous devez obtenir un visa pour pouvoir étudier/pratiquer temporairement à l’étranger. Ce processus est normalement intégré au moment de la demande de PREM. Sinon, faites appel au consulat ou à l’ambassade du pays où vous souhaitez faire votre formation complémentaire pour plus d’information. L’établissement d’accueil à l’extérieur du Québec peut parfois vous assister dans ce processus.

Si votre conjoint ou votre conjointe doit vous accompagner pendant votre fellowship, assurez-vous qu’il ou elle possède un visa qui lui permettra de demeurer sur place au-delà de la période allouée pour un touriste. Il faudra également vous informer en ce qui a trait aux règles entourant la possibilité de travailler pour vous ou votre conjoint ou conjointe durant ce séjour. Certains pays, comme les États-Unis, sont très stricts à ce sujet et un travail non conforme aux règles pourrait entraîner votre expulsion du programme et du pays.

Assurances maison et auto

Vous devrez également assurer vos biens dans le pays d’accueil. Vérifiez auprès de votre compagnie d’assurance s’il existe des équivalences dans le pays d’accueil ou communiquez avec SOGEMEC Assurances, qui offre des services particuliers dans ce cas. Vous pouvez les joindre au 514 350-7070 ou sans frais au 1 800 361-5303.

Permis de conduire

Vous devrez aussi vous procurer un permis de conduire de l’endroit où vous poursuivrez votre formation complémentaire. Certains pays pourraient vous demander de refaire l’examen de conduite. Pour les permis de conduire international consulter le CAA.

Compte bancaire

Vous aurez besoin d’un compte bancaire au Québec pour effectuer des transactions vers votre pays d’accueil, surtout si votre rémunération provient du Québec et est versée directement à votre compte. Il est également conseillé d’identifier une personne à qui vous donnerez une procuration pour gérer certaines de vos affaires au Québec.