Témoignages - Royaume-Uni

Royaume-Uni (Oxford)

Pneumologie (Recherche clinique)

DÉMARCHES ACADÉMIQUES

Début 
  • MI R4
Appuis
  • Deux mentors de l’Université de Sherbrooke où il pratiquera.
  • Ils lui ont recommandé trois chercheurs : deux aux États-Unis et un en Europe.
Choix du milieu/de la spécialisation
  • Il a écrit aux trois chercheurs en envoyant une lettre de présentation, un CV et trois lettres de recommandation.
  • Le choix de la spécialisation visait à assurer une relève en recherche et en asthme.
  • Un spécialiste en asthme a été embauché depuis, mais le candidat remplacera un départ à la retraite à son retour en recherche clinique. Pour assurer la relève de ce médecin, le candidat s’est entendu pour effectuer des expériences en laboratoire durant son fellow et pour compléter une maîtrise (cours et thèse) à Oxford. Il sera libéré de ses activités de fellowship pour ce faire.
Entrevue 
  • Une entrevue dans chaque milieu : deux par Skype et une lors d’un congrès.
  • Dans chacun des cas, il a mentionné qu’il irait en fellow avec sa conjointe et que celle-ci souhaitait faire un fellow en psychiatrie clinique.
  • Les trois milieux l’ont mis en contact avec leur département de ressources humaines pour qu’il puisse voir comment les permis d’exercice seraient considérés pour un fellow de recherche ou clinique sur mesure.
  • Les chercheurs rencontrés les ont aussi mis en contact avec des professeurs en psychiatrie.
  • Finalement, le Royaume-Uni s’est avéré le choix le plus simple sur le plan administratif. La double citoyenneté française canadienne du candidat étant un élément facilitant les démarches pour l’Europe.
Examens requis 
  • IELTS (Examen d’anglais)
Rémunération/Bourse
  • La Société des médecins de l’Université de Sherbrooke garantit le salaire des futur·e·s professeur·e·s qui partent en fellow durant leur formation complémentaire.
  • Cela était un élément clé dans ses démarches.
  • Le milieu d’accueil pour le fellow n’a rien à débourser.
Stage préalable 
  • Non
Permis/Visa de travail 
  • Outre la radiologie diagnostique, aucune spécialité du Collège royal n’est reconnue directement au Royaume-Uni.
  • Il faut obtenir une « Full License to Practice » du General Medical Council, ce qui permet de travailler comme résident·e.
  • Pour un fellow de deux ans maximum, on peut procéder en passant par le Medical Training Initiative (MTI) pour obtenir un Certificate of Sponsorship d’un des collèges royaux au Royaume-Uni. Ceci peut être jumelé à un sponsorship pour un visa Tier. C’est la voie la plus simple pour les médecins du Canada.
  • ATTENTION : Si vous faites les démarches pour obtenir un permis d’exercice et que vous êtes déjà sur place, vous devrez faire les examens PLAB (The Professional and Linguistic Assessments Board test).
Visa de séjour 
  • Comme détenteur de la double nationalité française et canadienne, le candidat est un EEA national (European Economic Area/Citoyen de l’EEA), ce qui a simplifié les démarches. Mais attention, les démarches ont tout de même pris plus d’un an.
  • Il lui a fallu prouver la durée du MD de cinq ans.
  • De plus, l’externat n’est pas reconnu entièrement. Il faut donc que les candidat·e·s démontrent avoir continué à acquérir certaines compétences pendant les années de résidence.
  • On peut aussi faire reconnaître sa « licence médicale » par une autre nation reconnue directement (ex. : les pédiatres ayant fait ses examens américains peuvent être reconnu·e·s directement)

 DÉMARCHES PERSONNELLES

Assurance maladie
  • Au Royaume-Uni, une preuve de résidence donne accès au National Health Service (NHS)
  • Si vous êtes Canadien ou Canadienne et avez un visa de travail Tier, vous paierez un Health Surcharge de 500 $ environ et aurez accès au NHS comme les résident·e·s du Royaume-Uni. 
  • Il vous faudra tout de même obtenir une bonne assurance voyage.
Auto 
  • Non, les coûts sont prohibitifs, soit 1 500 livres (UK) par année par conducteur ou conductrice.
  • Le vélo et le transport en commun fonctionnent très bien.
Compte de banque 
  • Le candidat et sa conjointe ont ouvert un compte avec HSBC Canada et ont fait les démarches pour ouvrir à distance un compte HSBC UK. 
  • Le couple peut faire des transactions de compte à compte sans frais.
  • Il peut être intéressant de prendre une carte de crédit de voyage sans frais de conversion de devise. Même si ça coûte un peu plus cher, cela évite des maux de tête.
  • Une procuration et un mandat d’inaptitude ont été signés avant le départ du Québec.
Logement 
  • Le couple a utilisé l’application Zoopla pour trouver un logement. 
  • Attention : l’expression « tout meublé » veut dire meublé. Cela ne comprend pas la vaisselle, les ustensiles, etc.
  • Le couple a aussi dû avancer le coût du loyer pour six mois avant d’arriver (attention aux fraudes).
Permis de conduire
  • Il a obtenu un permis de conduire international avant de partir, tout comme sa conjointe. Le couple a fait affaire avec une compagnie de co-location qui reconnaît  les permis (co-wheels).
RAMQ 
  • Avant de partir, les deux fellows ont complété la demande de dérogation pour un séjour hors Québec pour formation.
Téléphone
  • N’oubliez pas de faire déverrouiller votre cellulaire avant de partir. Pour sa part, le couple a commandé sur le site web GiffGaff deux cartes SIM qu’il a fait livrer au domicile au Québec avant de partir. Pas de contrat, pas de vérification de cote de crédit, et le téléphone est fonctionnel dès la sortie de l’avion.
Courrier
  • N’oubliez pas de faire rediriger votre courrier par Postes Canada avant de quitter le Québec.

DÉMARCHES - CONJOINT OU CONJOINTE

 
  • La conjointe psychiatre pouvait postuler à MTI seulement si elle ne passait pas par le passeport européen de son conjoint pour immigrer.
  • Elle a dû attendre plusieurs mois avant que son visa Tier 5 ne soit délivré (ils gardent le passeport durant tout le processus). Les frais atteignent 1 000 $.
  • Suggestion : associer le MTI à un visa Tier 2, si possible. 
  • Dans tous les cas, demandez à ce que le visa soit délivré pour deux années, sinon, il faut reprendre toutes les démarches pour la deuxième année.
  • À noter, à l’ère du Brexit, il a découvert que sa conjointe pouvait postuler pour un programme spécial protégeant les familles des EEA déjà en place au Royaume-Uni, et ce, pour 0 $.