Formations complémentaires non rémunérées par la RAMQ (hors Québec)

Les médecins ayant réalisé leur formation doctorale ou postdoctorale (résidence) en médecine au Québec qui n’obtiennent pas un poste de formation complémentaire rémunéré par la RAMQ, ne peuvent pas réaliser une formation complémentaire au Québec, même s’ils pourraient bénéficier d’une bourse ou s’ils ont l’argent nécessaire pour subventionner leur formation. Cette règle émane d’un décret gouvernemental qui stipule que les médecins ayant réalisé leur formation doctorale et/ou postdoctorale au Québec ne peuvent obtenir de carte de moniteur clinique, une « immatriculation » obligatoire.

Ces médecins devront donc faire leur formation complémentaire ailleurs au Canada, aux États-Unis ou à l’étranger. Il est à noter que le nombre de formations complémentaires rémunérées par le ministère de la Santé et des Services sociaux n’est pas nécessairement égal au nombre de postes en milieu universitaire accordés la même année. Il est donc possible que, bien que vous ayez obtenu un poste au PEM d’un établissement, vous deviez réaliser votre formation complémentaire à l’extérieur du Québec.

 

Témoignages

Les formations complémentaires disponibles pour les finissants au Québec sont limitées, tant en nombre que pour chacune des spécialités. Depuis quelques années déjà, les médecins résidents qui souhaitent se perfectionner davantage dans certains secteurs de pointe après leur résidence optent pour un fellowship à l’extérieur du Québec. Dans cette section, nous vous présentons les conseils et commentaires de quelques-uns de vos collègues qui ont réalisé ou qui sont sur le point de réaliser une formation complémentaire ailleurs au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Nouvelle-Zélande. Les formations complémentaires choisies par ces médecins visent à accéder à un poste dans un milieu universitaire ou non universitaire, selon les exigences du milieu.

Les renseignements plus généraux sur les formations complémentaires/fellowships à l’extérieur du Québec sont détaillés à la section PEM en SP du site.

 

Canada (hors Québec)

Ontario

Les fellows réalisés ailleurs au Canada hors Québec sont soit des formations complémentaires, soit des secondes formations de deux ans, reconnues par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.

 

Université de Toronto

Seconde formation en pharmacologie clinique et toxicologie

  • Pour accéder à un poste de seconde formation dans une faculté au Canada, il est obligatoire de présenter sa candidature via le programme de formation postdoctorale dans lequel vous êtes inscrit. Il faut consulter le directeur du programme qui assurera le suivi à l’interne.
  • Dans le cas présent, le poste a été offert au candidat par son milieu de formation au début de son R4.
  • Il a d’abord réalisé un stage en toxicologie au Centre antipoison du Québec et a voulu compléter une seconde formation. Il a alors proposé sa démarche à son milieu de recrutement et cela a été accepté.
  • Il a appliqué en parallèle du processus CaRMS du jumelage des spécialités médicales. Comme c’est une formation offerte via le processus CaRMS, il a dû se conformer aux mêmes exigences et dates que celles réservées au jumelage des surspécialités médicales, mais sans utiliser la plateforme comme telle. Ce processus s’est effectué à l’automne du R5.
  • Le candidat a bénéficié de l’appui d’un patron urgentologue-intensiviste ayant déjà complété une seconde formation à la même université.
  • Le support d’un autre patron de son milieu de recrutement pour l’acceptation de la nature de la seconde formation en guise de formation complémentaire a aussi été nécessaire.
  • La formation a été réalisée pour répondre à un intérêt particulier du candidat et non à une demande spécifique du milieu de recrutement.
  • Une entrevue a été réalisée en personne mais aurait pu se faire par Skype.
  • La rémunération des secondes formations réalisées au Canada est couverte par l’entente collective de l’organisme représentant les médecins résidents à cet endroit, en l’occurrence ici l’équivalent d’un R6 et d’un R7 Professional Association of Residents of Ontario (PARO). Il bénéficie ainsi des avantages de l’entente collective de PARO, incluant les conditions de travail, l’assurance responsabilité professionnelle, etc.
  • La RAMQ couvre les soins de santé (hors Québec pour étude). Il suffit de les aviser. Les services de santé sont remboursables dans toutes les provinces canadiennes et remboursés au montant offert par la RAMQ.
  • Il reçoit aussi une bourse de l’Association des médecins spécialistes en médecine interne du Québec.
  • Aucun examen supplémentaire n’est requis, compte tenu du fait que la formation complémentaire sera réalisée au Canada et que la certification en spécialité est reconnue dans toutes les provinces canadiennes.
  • Pour faire du moonlighting en Ontario, un permis d’exercice de cette province serait requis.
  • Le coût du logement à Toronto est assez élevé. Les recherches doivent se faire dans les 4 à 8 semaines avant le déménagement. Plus tôt = trop tôt. Il y a une bonne disponibilité.
  • L’utilisation de l’automobile n’est pas recommandée. Elle est rarement requise à Toronto. La majorité des hôpitaux sont situés au centre-ville. Une auto constitue un inconvénient plutôt qu’un avantage.
  • Le candidat a maintenu son permis de conduire du Québec

Université McMaster (Hamilton)

 

Fellow en médecine interne générale (thrombose)

 

  • La candidate à cette formation complémentaire a été approchée par un groupe d’internistes d’un milieu universitaire en recrutement. Elle a discuté avec eux des orientations du milieu et de ses intérêts pour voir si un fellow pouvait combler les deux parties. Elle se spécialise en thrombose. Elle a ensuite vérifié les meilleurs milieux canadiens pour réaliser cette formation et a appliqué à deux endroits.
  • L’aide est venue du chef de département qui l’a mise en contact avec certains patrons qui, selon lui, pouvaient l’aider dans sa démarche.
  • Elle a dû par ailleurs s’organiser seule par la suite.
  • Chaque fellow est différent et les milieux n’ont pas l’information sur la marche à suivre.
  • Aucun stage préalable n’a été exigé par le milieu en Ontario.
  • L’entrevue s’est déroulée sur place mais ils auraient accepté de la faire par Skype. Il est toutefois important de vérifier le milieu par soi-même, les installations, rencontrer les patrons et, possiblement, rencontrer d’autres fellows.
  • Les démarches ont débuté dans la deuxième moitié du R4.
  • La candidate a reçu une bourse du milieu qui l’accueillera après son fellowship ainsi que de l’Association des médecins spécialistes en médecine interne.
  • Elle aurait aussi pu travailler comme « clinical scholar » dans l’université où elle fait son fellow.
  • Aucun examen complémentaire n’est nécessaire, la certification en médecine interne et en médecine interne générale étant suffisante.
  • L’obtention d’un permis d’exercice s’est faite rapidement via le College of Physicians and Surgeons of Ontario (CPSO).
  • Les services et soins de santé sont couverts normalement par la Régie de l’assurance maladie du Québec. La candidate a aussi contracté une assurance auprès d’une entreprise canadienne associée à la FMSQ.
  • Pour les comptes de banque, elle a ouvert un compte chèque et sollicité une carte de guichet.
  • Le logement est un élément complexe. Elle a trouvé un logement et quelqu’un qu’elle connaissait qui habitait sur place a pu le visiter au préalable.
  • Le permis de conduire du Québec est accepté. Notamment, elle a gardé une adresse de résidence au Québec.
  • Une auto dans ce milieu est nécessaire, car le service de transport en commun n’est pas très efficace. Les assurances auto sont un casse-tête, la couverture étant provinciale. Il faut faire attention à prendre des assurances locales et non pour la province en entier, sinon, elle aurait dû prendre un permis de conduire ontarien. Il a dû magasiner beaucoup et, même à ça, elle doit revenir aux 60 jours au Québec avec son auto pour respecter les conditions de l’assurance.

Sunnybrook Hospital affilié à l’Université de Toronto

 

Fellow en radiologie

 

  • Le candidat a postulé au Canada pour un fellowship en radiologie abdominale
  • Ces fellows se trouvent à l’adresse suivante : https://car.ca/membership/resident-section/fellowships/
  • Le fellowship visait à répondre à des intérêts personnels. Aucun stage dans le nouveau milieu n’a été nécessaire. Le candidat n’a reçu aucune aide de son milieu de formation.
  • L’entrevue s’est faite sur place
  • Les démarches ont débuté à la fin du R3
  • Le candidat recevra un salaire couvert par l’entente collective des médecins résidents de l’Ontario
  • Aucun examen additionnel nécessaire, ni démarche pour obtenir un visa de travail.
  • Une assurance maladie a pu être confirmée avec l’Hôpital Sunnybrook affilié à l’Université de Toronto
  • Aucune voiture. Il utilise le transport en commun
  • Aucun changement pour le compte de banque non plus
  • Le logement a été trouvé via www.condo.ca

 

États-Unis

Fellow en hémato-oncologie d’un an à l’Université Stanford en Californie
et de six mois à l’Université de Toronto par la suite

 

  • Les démarches pour confirmer un fellow dans cette discipline sont très compliquées
  • Il y a peu d’information sur le sujet
  • Ses intérêts et les exigences du milieu qui l’accueillera n’étaient pas des formations « standards » pour les milieux contactés pour les fellowships
  • Il est important de s’informer sur les exigences/équivalences et sur la nécessité ou non de faire les examens américains, les United States Medical Licensing Exams (USMLE)
  • Il a obtenu un fellowship à l’Université Stanford après une entrevue sur place.
  • Pour le fellow à Toronto, la démarche fut beaucoup plus simple. Le lien s’est fait entre un patron du Québec et un patron de Toronto. Le tout s’est concrétisé après une entrevue
  • Aucun stage préalable n’a été nécessaire dans les deux cas
  • Les démarches ont commencé à la fin du R5, lorsque le PEM au Québec a été confirmé, c’est-à-dire un an et demi avant la fin de la résidence
  • Le choix de la surspécialisation répondait aux exigences du milieu de recrutement et à ceux du candidat
  • La rémunération aux États-Unis se fera via l’installation. Il sera payé comme un R7. À Toronto, la rémunération proviendra du budget de recherche de la Faculté.
  • Aucun examen supplémentaire n’a été requis
  • Beaucoup de paperasse à remplir. L’université d’accueil américaine a été très aidante pour faciliter les démarches dans le pays
  • La couverture d’assurance maladie est couverte par l’hôpital, dans le contrat de travail.
  • Il faut quand même aviser la RAMQ de cette période de temps à l’étranger puisque la RAMQ défraie habituellement une partie des frais, soit le montant habituellement payé ici pour les mêmes soins et services
  • Le permis de conduire du Québec est accepté (considéré valide) aux États-Unis
  • Si vous souhaitez apporter votre propre voiture, vous pouvez le faire. Vous pouvez aussi la faire transporter par train ou par camion pour environ 1 300 $ US (2019) pour la distance Québec-Stanford. Toutefois, il ne faut pas y mettre des objets pour le déménagement, sinon, une autre liste d’exigences s’ajoute.
  • Il est utile d’avoir un compte de banque aux États-Unis, ne serait-ce que pour les transferts d’argent de votre compte au Québec ou pour les autres besoins comme le logement. À faire le plus tôt possible en arrivant aux États-Unis.
  • Pour le logement, il s’avère difficile de trouver quelque chose de meublé. Les loyers sont très élevés (entre 3 500 $ et 4 000 $ par mois pour un 3 ½). Il est impossible de réserver d’avance. L’Université propose toujours une liste d’attente et prévoit vous appeler 1-2 mois d’avance.

 

Fellow en radiologie diagnostique/abdominale

 

MD Anderson, University of Texas, Houston

  • La candidate a débuté ses démarches au printemps de son R3. Elle est maintenant R4 et son fellowship est confirmé. Elle indique que la majorité des résidents en radiologie ont déjà confirmé leur fellowship fin R3 ou début R4.
  • Elle avait fait des demandes en radiologie interventionnelle (Canada) et en radiologie abdominale (E.-U.). Après avoir réalisé les entrevues, elle a opté pour la formation aux États-Unis.
  • Elle a reçu des conseils de collègues qui avaient fait de telles démarches, notamment auprès de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA). D’autres collègues lui ont parlé du milieu américain (MD Anderson) où ils avaient fait leur formation doctorale.
  • Le choix de la surspécialisation était lié aux intérêts de la candidate qui souhaite travailler à l’extérieur du Québec.
  • Elle n’a fait aucun stage dans le milieu choisi pour le fellowship
  • Elle a fait son entrevue en personne
  • La candidate sera rémunérée par l’hôpital américain et aura un visa J1. Elle ne pourra pas faire de moonlighting dans l’installation américaine, mais pourrait le faire au Canada pendant ses vacances par exemple.
  • Pour le visa, on lui a indiqué que l’hôpital offre de l’aide à cet égard.
  • Elle a dû se soumettre à l’examen américain (USMLE) et devra passer l’examen du Collège des médecins de l’état concerné en juin de cette année, soit un an avant son départ pour le fellowship.
  • Pour les assurances et autres, elle note que l’hôpital MD Anderson paiera en partie pour son assurance maladie et dentaire.
  • La Banque TD a des bureaux aux États-Unis, ce qui facilite les choses de ce côté.
  • Elle fera les démarches pour louer un appartement quelques mois avant son arrivée à Houston.
  • Le permis de conduire peut facilement être transféré à une licence au Texas mais le fellowship ne durera qu’une année. Elle louera ou achètera un véhicule aux États-Unis et pourrait le ramener au Canada après son fellowship.

 

Fellowship en anesthésiologie

 

University of California, San Francisco (UCSF)

  • La candidate est R4 et a déjà confirmé son fellowship qui se déroulera d’août 2020 à août 2021.
  • La démarche consistait en l’envoi d’une demande avec tous les documents afférents (CV, lettre de motivation, trois lettres de référence, toutes les évaluations de résidence ainsi que la copie des notes du doctorat en médecine).
  • Elle a reçu des nouvelles de la responsable un mois plus tard.
  • Une rencontre a été organisée en octobre, pendant le congrès américain d’anesthésiologie qui se déroulait à San Francisco cette année-là, rencontre avec la chef du département qui a duré deux heures.
  • Une entrevue formelle a été par la suite tenue en décembre 2018, à UCSF. L’entrevue a duré 9 h 30. Elle a rencontré 10 personnes du département pour la surspécialisation en question. Elle a su en janvier que sa candidature avait été retenue pour 2020-2021.
  • Elle est d’avis que la rencontre sur place est beaucoup plus intéressante. Elle permet de prendre connaissance des lieux, de sentir l’atmosphère et de rencontrer les personnes avec lesquelles on fera le fellowship. Cela engendre bien sûr des coûts (avion, hôtel, nourriture), mais cela en vaut la peine.
  • Elle n’a reçu aucune aide de son milieu de formation.
  • Pour le choix de la surspécialisation, celle-ci correspondait aux intérêts de la candidate. Celle-ci avait deux surspécialités qui l’intéressaient. Elle les a proposées au milieu qui lui offrait un PEM et ces derniers ont choisi l’une d’elle.
  • Aucun stage préalable n’a été requis
  • Les démarches ont commencé début R4.
  • La candidate recevra une bourse de son université québécoise. Elle sera aussi rémunérée par l’installation puisqu’elle travaillera deux jours par semaine comme patron, les autres journées comme fellow. Elle autofinancera donc son fellowship
  • L’examen d’anglais TOEFL a été requis.
  • Les démarches pour le visa de travail sont à venir
  • Toutes les questions entourant les services personnels (assurances, compte en banque, etc.) seront résolues un peu plus tard.

 

Fellowship en médecine d’urgence (toxicologie médicale)

 

New York University, New York

  • Le choix de la surspécialité est venu à la suite de discussions dans des groupes de recherche, lectures et des rencontres à des conférences durant toute la résidence. Un mentor au sein de sa faculté l’a aussi dirigé dans sa recherche.
  • Le candidat a fait un stage sur place pour s’illustrer dans le milieu.
  • Il s’est présenté à une entrevue sur place. L’hôpital a été très accommodant quant aux dates possibles pour cette entrevue.
  • La demande de fellowship s’est faite au début du R5, via le programme de jumelage américain.
  • La rémunération est similaire à celle d’un R6 et correspond à un salaire de « house staff)
  • Aucun examen n’était requis. Cela varie selon les programmes et spécialités. Plusieurs de ses collègues ont décidé de faire l’examen du USMLE pour avoir un permis d’exercice régulier et pour pouvoir facturer.
  • Il a fait une demande de Visa J-1, tel que suggéré par le milieu d’accueil. La démarche est assez simple. Il a dû communiquer avec le ministère de la Santé pour obtenir une lettre faisant état du besoin pour cette surspécialisation, récupéré les documents liés à sa résidence et a soumis le tout en ligne au U.S. State Department des États-Unis.
  • Sa conjointe l’accompagnera dans cette aventure. Elle a embauché un avocat pour obtenir un visa H-2B, soit un visa de conjointe de détenteur d’un visa J-1. Elle ne pourra probablement pas travailler avec ce visa. Certains de ses amis ont fait une démarche pour obtenir un visa TN offert par NAFTA, l’Accord de libre-échange nord-américain, qui permet de travailler dans certaines industries.

 

Europe

Royaume-Uni

Fellow en pneumologie à l’Université d’Oxford

 

  • Spécialisation en traitement de l’asthme et en recherche
  • Conclusion d’une entente de principe avec l’Université de Sherbrooke.
  • Pour l’aider dans ses démarches pour trouver un milieu, il a contacté un de ses mentors clinicien-chercheur dans le domaine et un spécialiste en asthme. On lui a recommandé des chercheurs au Royaume-Uni et aux États-Unis
  • Le candidat a communiqué avec les trois chercheurs par courriel avec une lettre de présentation, son CV et trois lettres de référence. Les trois chercheurs l’ont contacté.
  • Le candidat ira faire son fellow avec sa conjointeLes chercheurs ont eux-mêmes contacté les ressources humaines pour voir comment leurs permis d’exercice/certifications pourraient être reconnus.
  • La conjointe fera un fellow en psychiatrie
  • Le choix du Royaume-Uni s’est fait facilement, compte tenu du fait que les démarches étaient plus faciles sur le plan administratif et la démarche académique était plus intéressante pour les deux candidats.
  • L’orientation clinique et de recherche était un choix du candidat de même que du milieu qui les accueillera après leur fellowship.
  • Aucun stage sur place n’a été nécessaire pour confirmer le fellowship
  • L’entrevue s’est faite par Skype
  • Les démarches ont débuté au milieu du R4
  • Aucun salaire ou bourse n’est prévue à l’Université d’Oxford. La Société des médecins de l’Université de Sherbrooke garantit le salaire de tout professeur qui part en fellowship
  • Le seul examen nécessaire s’est avéré être un examen d’anglais, l’IELTS (The International English Language Testing System)
  • L’obtention d’un visa de travail peut être ardu

 

France

Fellow en médecine foetomaternelle (obstétrique & gynécologie) à Bordeaux

 

  • La candidate a terminé sa résidence et est déjà en pratique
  • Le choix s’est fait en raison de l’expertise en la matière en France, notamment en ce qui a trait à l’échographie obstétricale
  • Le choix était lié à des intérêts personnels mais aussi aux exigences de son milieu d’accueil au retour.
  • Elle a discuté avec un patron Français d’origine qui a communiqué avec ses anciens collègues et deux centres lui ont répondu. Elle a opté pour le CHU de Bordeaux, notamment en raison de la plus grande facilité pour remplir les exigences administratives.
  • Aucun stage préalable n’a été nécessaire.
  • Les discussions ont eu lieu par courriel seulement
  • Les démarches ont débuté vers le milieu du R4
  • Elle a demandé une bourse de formation à la Fondation de l’établissement où elle a obtenu un PEM. Elle a aussi travaillé quelques mois avant de partir en fellowship pour accumuler un montant suffisant pour subvenir à ses besoins à l’étranger. Enfin, elle recevra quand même un petit salaire du CHU de Bordeaux
  • Aucun examen supplémentaire n’a été requis pour obtenir le permis d’exercice.
  • L’obtention du visa a été compliquée par l’accord-cadre de coopération internationale en vigueur. Le cadre légal est différent et cela a nécessité plusieurs discussions et échanges de courriels entre l’hôpital au Québec et le CHU de Bordeaux. Il est aussi compliqué de déterminer quel visa demander, car plusieurs options sont possibles en France. Toutefois, une fois le choix fait et les documents déposés, la réponse a été très rapide.
  • Elle s’est procuré une assurance maladie personnelle via la FMSQ (Sogemec)
  • Elle a fait des démarches auprès de la RAMQ pour maintenir son admissibilité malgré l’absence de plus de 183 jours. Il est important de s’inscrire auprès de la RAMQ pour obtenir l’assurance de cette couverture. Même si l’absence dépasse la mi-année, la RAMQ continue de couvrir les résidents du Québec (donnez une adresse principale de résidence permanente au Québec), notamment dans le cas d’un séjour d’études/perfectionnement
  • Pas de voiture/Pas de permis de conduire nécessaire
  • Les démarches avec les banques sont un peu compliquées. Toutefois, un compte bancaire est nécessaire pour louer un appartement, prendre un forfait cellulaire, une carte d’identité à l’hôpital (on ne peut s’inscrire aux Ressources humaines sans compte bancaire).

IMPORTANT : Prenez rendez-vous avec une banque avant votre arrivée en France, avant de quitter le Québec, pour vous assurer de régler ce volet rapidement et pouvoir effectuer vos autres démarches plus facilement.

  • Pour le logement, la candidate a pu trouver grâce au bouche à oreille. Le plus simple pour ceux qui n’ont pas cette chance, est de passer par une agence.

 

Autres

Nouvelle-Zélande

Fellow en anesthésiologie (Airway)

 

  • Il n’existe pas de filière « standard » pour les postes de fellowship à Auckland en Nouvelle-Zélande.
  • Les candidats doivent communiquer avec l’hôpital directement. Dans ce cas-ci, pour un fellowship en anesthésiologie, le candidat a communiqué avec un chercheur dans le domaine.
  • Les postes rémunérés n’existent pas.
  • Il a obtenu une bourse de l’Université Laval mais celle-ci ne couvre pas toutes les dépenses associées au fellowship.
  • Le candidat a fait plusieurs contacts avec différents hôpitaux sur une période de trois ans, soit dès le début de son R3, pour ce fellowship, mais le plus pertinent pour lui se donnait en Nouvelle-Zélande.
  • L’entrevue s’est déroulée par Skype.
  • Aucun examen de certification de type USMLE par exemple n’a été nécessaire.
  • Il suffit d’obtenir un permis d’exercice du Royal Australasian College of Physicians. 
  • Les conjoints peuvent accompagner le candidat et peuvent travailler. L’obtention d’un visa de travail est facile.