CPC : 3 ans après son implantation, les effets négatifs excèdent encore les avantages théoriques

 

Depuis juillet 2017, la FMRQ suit de très près l’implantation de la Compétence par conception (CPC), une nouvelle approche en pédagogie médicale. Malheureusement, malgré les nombreuses recommandations que nous avons formulées depuis 2017, loin de s’être améliorée, la situation semble plutôt s’être détériorée. C’est ce que nous avons colligé dans ce rapport : L’an 3 d’implantation de la « Compétence par conception », des effets négatifs qui excèdent encore les avantages théoriques.

Vous trouverez notamment dans ce rapport des constats inquiétants. Ce que nous rapportent les membres est très éloigné des promesses d’amélioration de la qualité de la formation que le Collège royal (CRMCC) a fait miroiter aux facultés lorsqu’il les a convaincues d'adopter l’approche par compétence. Non seulement celle-ci semble n’apporter aucun bénéfice pédagogique, mais elle a en plus manifestement des effets négatifs sur le bien-être des médecins résident·e·s. Beaucoup de nos membres ont l’impression d’être des cobayes qui paient le prix d’une implantation mal ficelée et précipitée.

Cette situation est pour nous inacceptable. Au cours des prochains mois, nous rencontrerons les principales organisations impliquées en pédagogie médicale afin de faire valoir nos 13 recommandations et de nous assurer que des mesures concrètes soient mises en place pour aider nos membres en CPC.

Nous tenons à remercier les médecins résident·e·s qui ont participé aux sondages et aux groupes de discussion, de même que les membres du Comité des affaires pédagogiques en spécialités de la FMRQ qui ont travaillé à l’élaboration du rapport.

>> Lire le rapport de l'an 3 sur l'implantation de la CPC : Des effets négatifs qui excèdent encore les avantages théoriques

 

La FMRQ suit l'implantation de la CPC depuis son arrivée en 2017 

En 2017-2018, la FMRQ avait réalisé des entretiens semi-dirigés auprès des deux premières cohortes (anesthésiologie et ORL/CCF) inscrites dans des programmes en CPC.  En 2018-2019, le monitoring du déploiement de la CPC s’est poursuivi sous forme de sondage auprès des médecins résident·e·s dans ces deux programmes et dans six programmes additionnels, soit médecine d’urgence, pathologie judiciaire, oncologie médicale, néphrologie, fondements chirurgicaux et urologie.

>> Lire le rapport de l'an 1 : L'impact de la CPC

>> Lire le rapport de l'an 2 : Des problématiques qui persistent